vendredi 30 octobre 2009

Je m’efface…




Ce 151e billet, est mon dernier. Après un peu plus de 2 ans, même si je suis active vraiment que depuis le mois de février dernier, je décide d'arrêter. Cet espace qui fut pour moi un exutoire, un besoin, un endroit où je pouvais exercer une passion qui m’anime facilement, l’écriture. Je m’aperçois que je me censure. Dans mes textes, dans mes élans, dans mon temps… Mais ce n’est pas que ça. Non...

J’ai ouvert ce blog en août 2007, sans savoir vraiment ce qu’était un blog. J’accédais à l’expérience du web. J’y écrivais très peu souvent, c'est-à-dire un ou deux billets par mois. Je n’étais affichée nulle part et je n’allais m’afficher nulle part aussi. Je ne savais pas encore à cet instant, qu’il y avait autant de monde derrière autant de blogs. Je ne connaissais pas la « blogosphère ».

J’ai toujours aimé écrire. J’avais besoin d’écrire, c’est tout. Février 2009, je me suis aperçue en consultant Google analytic, qu’il y avait une source de trafic sur mon blog. Ainsi, mes proches et moi-même n’étions pas seuls à y passer. C’est ainsi que j'ai commencé à découvrir d’autres blogs, toujours de plus en plus, en naviguant de l’un à l’autre. Discrètement, je faisais mon entrée dans la blogosphère.

J’ignore combien vous êtes. J’ignore combien vous êtes à me suivre, vraiment. Il y a le compteur de visites, les abonnés fidèles, ceux qui me lisent sans laisser de commentaire, mais dont je vois les traces sur Google analytic, puis il y a les commentateurs réguliers, les sporadiques, les nouveaux… Merci pour votre passage, vos mots, vos commentaires, vos échanges, votre participation, votre écoute. Merci à ceux qui par leurs talents chez eux, ont réussis à me divertir, à me faire rire, à m’émouvoir et à m’amuser. J’ignore, pour être honnête, si je continuerai de naviguer sur la blogosphère. Je quitte donc sans faire de promesse à qui que ce soit. Je laisse mon blog ouvert encore un certain temps. J'ai cette petite voix à l'intérieur qui me dicte de faire ainsi. Peut-être un jour je trouverai dans cette fermeture, une spontanéité trop vive. Je suis ainsi...

Le besoin d’écrire me manquera sûrement beaucoup. Je le gèrerai alors à ce moment venu, à ma manière.


Voici donc votre dernier espace ici, pour me laisser vos commentaires.

À bientôt, peut-être un jour!

jeudi 29 octobre 2009



Quietly, I'm thinking of it. I'm somewhere else, so tired and going too deeply.
Maybe yes, maybe not, just a little while, or even for much longer. Who cares, anyway..........

lundi 26 octobre 2009

AH1N1, bientôt dans un cinéma près de vous! ***EDIT***


De 1, suis tellement à bout d'en attendre parler...


De 2, pandémie ou non, le mot d'ordre devrait toujours être le même bande d'imbéciles : lavez-vous les mains, malade pas malade, arrêtez de morver sur la populace, pis restez donc chez vous si vous êtes malades!


De 3, y va-t-il y avoir kèkun, un jour, qui va VRAIMENT dire les vraies affaires? Y a-t-il seulement kèkun qui le sache vraiment???


Évidemment, personne ne souhaite être malade. Évidemment, personne ne souhaite donner le virus non plus à quelqu’un d’autre. Mais bout d’viarge, on nous pousse dans l’dos pour ne pas dire dans l’derrière avec une pression si intense pour se faire vacciner, que si pandémie soit-elle arrive, c’en sera sans doute une de stress post campagne de panique collective.

Non, je ne veux pas que ce virus frappe un de mes proches, surtout pas mes enfants, mais je ne suis pas plus sûre de vouloir y arriver en administrant une substance n’ayant pas encore fait toutes ses preuves, encore moins avec un truc dont personne ne connaît les effets à long terme. Quand la pression politique et sociale se sont embarquées dans c’t’histoire, tout ce que ça m’a donné comme impression c’est que les laboratoires ce sont vus acculés au pied du mur pour produire le plus rapidement une solution. On nous dit de suivre la masse quasiment sous menace, et il faudrait le faire les yeux fermés... Wo menute là! Tout ce que ça m’dit pour l’instant, c’est rien de bon


En attendant, que va-t-il se passer pour ceux et celles qui prendront la décision de ne pas se faire vacciner? La condamnation? L’exclusion? Et si dans 15 ans d'ici on découvrait que le fameux vaccin est responsable d’une maladie en masse dans la société et que les ¾ l’ayant eu souffre du cancer du corps??? Arrêtez de nous faire peur bande de clowns, pis dites-nous les vraies affaires, une fois pour toute!

Non mais, suis-je la seule à me sentir comme dans un film de Stephen King??? Le gros suspens, la fin tragique, le sang qui gicle, les zombies funestes pis les bebittes à 10 pattes?!? Ça sent le pas net, pis ça sent le méchant à grandes dents…


Et vous savez quoi? Je reste encore ambigüe. Ceux qui sont pour le vaccin, c'est bien tant mieux pour eux. Ceux qui sont contre, c'est aussi bien tant mieux pour eux. Et pour ceux qui le savent pas encore alors, on fait quoi pour eux?



***EDIT***
Il y a encore plus d'émergence de posts et de dires sur le sujet depuis les 2 derniers jours, parce que la campagne de vaccination a commencée hier. Et encore plus aujourd'hui, j'ai nettement l'impression que c't'histoire de vaccin est entrain non seulement d'alimenter de plus belle la peur des gens, mais surtout, de créer de la tension au sein même de la société, entre tous et chacun. Les plus opiniâtres, soit du pour, ou du contre, commencent à pointer du doigt leurs opposants, ceux qui n'ont pas la même opinion, en versant dans la culpabilité et les remords... c'est pas ça qui s'en vient dangeureux là?

vendredi 23 octobre 2009

Au téléphone hier soir…

Oui bonsoir, est-ce que je pourrais parler au père ou à la mère de Joulie svp?

(…) hhhuummm! Ben, ils sont pas ici!!!

D’accord, y a-t-il une heure où je pourrais rappeler?

(…) hhhuummm! Pas vraiment là… c’est qu’ils habitent pas vraiment ici!

D’accord, est-ce que je pourrais avoir les coordonnées de l’endroit où ils demeurent svp?

(…) hhhuummm! C’est que ça doit faire près de 15 ans que j’habite plus avec mes parents là! C’est moi Joulie. Ça fait pas l’affaire me parler à moi directement?

C’est que j’ai besoin de parler aux parents de Joulie. J’appelle du Cégep.

(…*soupirs*…) Je vois ben ça que vous voulez parler à mes parents, mais c’est moi qui va au cégep là, pas à la maternelle baptême. Qu’est-ce que mes parents viennent faire là-dans? J’ai tu traité une tite camarade de classe de grosse patate pourrie sans le savoir, c’est moi qui gère mes affaires (à moins que vous préféreriez discuter avec mon mari d'un de mes comportements) ?!?!

J’appelle de la fondation du Cégep. Nous sommes en campagne de financement. J’aurais aimé savoir si vos parents auraient été intéressés à faire un don.

Hhheuhhh… Je pense pas, non!

Vous, seriez-vous intéressé à faire un don?

Hhheuhhh… non plus!

D’accord, alors je pense que je n’appellerai pas vos parents dans ce cas là.

Hhhhheuhhhhh… très bonne idée!

...

Fuck! Un peu plus pis j’entendais la classique : est-ce que ta maman ou ton papa est là? Ce qui me ramène à ce vieux billet.

C’est pu dans l’imaginaire collectif de penser qu’un étudiant peut potentiellement ne plus rester chez ses parents??? C’est vrai que si je me fis à ma faune environnante d’étudianterie, c’est le cas, big time!!!



mardi 20 octobre 2009

Le rouge mardi

Le rouge est clair, foncé, opaque, transparent, pure, ou dilué.

Le rouge est tomate, framboise, colère, sang, cerise, passion, vin, ou écarlate.

Le rouge est contigu à la croix, le pin, le moulin, la Mer, l’Or, le tapis et le Chaperon.

Il est primaire, mais chaud.

Il est subjectif, mais évocateur.

Hier, le rouge était anonyme.

Demain, peut-être sera-t-il hilare.

Aujourd’hui, il s’est montré dépité.

Un rouge amer, acide et hostile.

Un rouge émergeant du fond des trippes.

Un rouge mardi, un rouge à chier...........

lundi 19 octobre 2009

Appellation contrôlée

En voyant passer les pompiers devant un bar au coin du boulevard, Belle frisée voulait informer son p’tit frère du trajet que les camions empruntaient. Ne sachant pas le terme exact de l’établissement, elle  concocta spontanément, une nouvelle appellation du mot : « Le salon à bières »!


vendredi 16 octobre 2009

Sacrée grand-maman!

Ma grand-mère maternelle est placée dans un CSSS avec services et soins pour personnes âgées. Elle est le seul grand-parent qu'il me reste. Aujourd’hui, je suis allée lui rendre visite. Ça faisait un long moment que je ne l’avais pas vu. Elle que j’ai connu toute ma vie comme une personne souriante, drôle, chaleureuse, débrouillarde et surtout très ouverte d’esprit; je m’aperçois à quel point l’âge l’a rattrapé rapidement ces dernières années. Les examens résument sont état à une forme de démence. Elle a commencé à raconter de drôles de choses il y a quelques années, et parler de mon grand-père, relatant des histoires s’ayant déroulées bien au-delà de ma propre naissance, mais comme si elle les vivait à notre époque. Il était revenu dans sa vie, lui qui est parti si vite d’une crise cardiaque, il y a plus de 30 ans maintenant. Je n’avais que 3 ans.


De plus en plus, elle vit dans le passé et oublie le plus simple présent. Ça commencé avec la non-reconnaissance passagère de ses proches. Du coup, elle discute avec des détails déconcertants des événements s’ayant déroulés il y a 50 ou 60 ans, ou même au-delà, mais ne se souvient pas de ce qu’elle a mangé pour déjeuner, ou de la personne l’ayant peignée le quart d’heure précédent, alors que cette personne se trouve encore avec elle et qu’il s’agit de sa propre fille.

Quand elle m’a vu apparaître dans l’embrasure de sa porte, le soleil s’est levé dans ses yeux. Elle m’a reconnue, mais qu’à moitié. Elle était assise dans le coin de sa chambre, attachée à sa chaise berçante. C’est dure de voir sa grand-maman attachée. Mais c’est un bien nécessaire, car elle éprouve trop de difficulté à marcher maintenant et tombe au moindre effort. Je me suis installée sur le lit à ses côtés, puis elle est partie dans le passé. De ces 2 heures de visite, elle a parlé, parlé, rit, parlé, rit beaucoup et parlé encore. Le moins que je puisse dire, c’est que c’est plutôt elle qui m’a divertie, plutôt que le contraire! Cré grand-maman, si j’avais su que j’aurais vécu si intensément dans la première moitié du siècle cet après-midi, je m’srais habillée et coiffée en conséquence!!!

D’abord ça l’air que mon grand-père décédé se trouvait à l’étage au-dessus la veille. Mais pas question que ma grand-mère ne cède, hé, wo, héhé là ! Non, simplement parce qu’elle réclamait la paix, et qu’après si longtemps, on ne revient pas en arrière, quand c’est terminé, c’est finit, et l’on doit passer à autre chose. Que de sagesse dans ses paroles, pour cette femme qui l’instant d’après, me racontait qu’elle était chanceuse d’avoir encore ses parents vivants… Vous comprendrez qu’il y a belle lurette qu’ils sont tous deux morts, ma grand-mère ayant elle-même 91 ans ! Mais semblent-ils qu’il n’en reste pas longtemps à sa mère quand même (...). Puis elle m’a raconté qu’elle s’était fait voler une balle de laine qu’elle avait achetée pour tricoter, mais que les garçons le lui ont volée. Ils l’ont ensuite revendue au coin du boulevard et jamais plus elle n’a revu cette balle, ce qui l’a bien fâché! Mais ça, c’est rien à comparer des pêchés de mon grand-père, dont je n’oserai pas mentionner les propos ici. J’en ai appris des choses cet après-midi!!! Une sacrée femme ma grand-maman, et encore tout sourire malgré ses enjambés de souvenirs et ses voyages temporels.

Je dois vous mentionner également, que ma grand-maman a un chien en peluche depuis l’année dernière, pour lequel elle voue le plus grand intérêt et la plus grande admiration. C’est son bébé, rien de moins. Elle lui parle, lui raconte des histoires, le promène, le dispute, lui donne de l’amour, le flatte, le berce… enfin, c’est tout comme un vrai et raconte à qui veut l’entendre que c’est son p’tit dernier! Elle l’a toujours avec elle. Jamais sans son bébé! C’en est devenu très drôle dans la famille. Et cet après-midi, je suis arrivée avec un petit manteau polar pour son chien… Ma grand-maman de 91 ans, avait l’air d’une gamine de 6 ans qui déballe LA Barbie tant voulue depuis les 2 dernières années. Priceless…



Mais tout ça, encore une fois, de plus en plus, et en très peu de temps, ça me rattrape et me fait énormément réfléchir. Le temps, ce salop…


Au début de la vie, où le parent met au monde un enfant, il s’en occupe, le soigne, le materne, le rassure et le prépare pour qu’il parte adéquatement vers le monde adulte. Puis à la fin de la vie, les rôles s’inversent et c’est l’enfant qui commence à s’occuper de son parent, le soigne, le materne, le rassure et le prépare, pour qu’il puisse partir sereinement vers l’autre monde.

Ma grand-maman n’est pas seule. Ce qu’on ne peut dire de bien des personnes âgées malheureusement. Elle a des enfants très présents à ses côtés. Je terminerai en témoignant à ma maman, combien je l’admire dans toutes ces étapes. Elle a la capacité de tourner les situations avec un ton humoristique, et d’avoir du plaisir au-delà des circonstances, ce que je n’aurais jamais soupçonné d’elle. C’est toute une force de gérer le tout, comme elle le fait. Et elle le fait par amour, le plus naturellement possible, car sa maman, elle l’aime vraiment. Maman, tu es merveilleuse! Si seulement un jour je t’arrivais à la cheville, j’en serais déjà très comblée…….

xxx

L'empathie

C'est brutal comme constat final!!! À regarder jusqu'au bout.